Ils font bouger l’e-commerce #5 – En exclusivité, Scales Up

  • Print Friendly and PDF

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’avant même son lancement – qui doit intervenir dans les semaines qui viennent – cette offre a été bien marketée. Qualifiée de « solution anti-crise », Scales Up touche sa cible, les « small businesses », en plein cœur. Nous avons rencontré ses trois fondateurs, Mathieu Proust, Matthieu Dordolo et Vincent Avanzi.

 

Le pitch

Scales Up regroupe en un point unique du web tout un ensemble de services pour les TPE, les PME, les auto-entrepreneurs et les associations : groupement d’achat, deal BtoB à la Groupon et base de connaissance. Et ce n’est qu’un début, la plateforme devrait s’enrichir dans les mois à venir. La véritable innovation du service réside dans sa promesse : proposer aux « petits » des tarifs comparables à ceux que parviennent à négocier les grosses structures.

Révolutionnaire, non, mais innovant certainement. Scales Up s’est inspiré de choses existantes pour créer un portail qui n’a, lui, pas vraiment d’équivalent.

 

Le tour du propriétaire


Commençons par le groupement d’achat. D’après l’équipe de Scales Up il n’a pas vraiment de concurrent sur internet, du moins en BtoB. Il s’agit de proposer aux entreprises d’avoir accès à un service d’achats mutualisés en l’échange d’une cotisation annuelle. Celle-ci est de 199€/an pour un auto-entrepreneur et augmente ensuite en fonction du statut et de la taille de l’entreprise, jusqu’à 999€ pour plus de 100 salariés. Ce groupement propose essentiellement des produits mais aussi des services. Pour des raisons marketing Scales Up a différencié sur son site le groupement d’achat destiné aux associations de celui destiné aux entreprises, mais la plateforme reste exactement la même.
Celle-ci regrouperait aujourd’hui 300 enseignes partenaires. On y trouvera notamment toutes les gammes de produits informatiques et de la papeterie. Les prix ne seront pas référencés sur internet afin de ne pas nuire au prix public.

Scales Up propose également un service de « deals » à la Groupon, toujours orienté BtoB. Vous trouverez ainsi des promotions sur vos cartes de visite, la refonte de votre infrastructure IT ou encore votre audit de sécurité. Autant d’offres limitées dans le temps avec un prix barré. Sur ce créneau Scales Up devra ici compter avec la concurrence d’autres acteurs.
On retrouvera lors du lancement des cartes de visite gratuites avec Moo Cards, les services d’Exaduo (une SSII spécialisée dans le Cloud), les prestations de conseil d’ESCP Challenge ou encore des bouteilles de vin pour les cadeaux d’entreprise avec la « Vinothèque ».

Quand elle le peut, l’équipe Scales Up met en place des prix échelonnés : plus le nombre d’acheteurs est important, moins le produit est cher. Ce sont les partenaires qui déterminent les paliers d’achat. Si un client a acheté un produit ou un service plus cher que son prix final, la différence lui est remboursée sous forme de bons pour une prochaine commande.

Qu’il s’agisse du groupement d’achat ou du service de deals il sera possible de s’adresser à l’équipe Scales Up pour renégocier un tarif ou proposer de nouveaux deals. Notez enfin que les paiements peuvent s’effectuer par CB ou par virement bancaire.

Enfin Scales Up souhaite créer une plateforme de connaissances qui sera notamment alimentée par ses partenaires, chargés d’écrire un article sur leur domaine de compétence.

D’autres services devraient faire leur apparition dans la foulée du lancement. Scales Up n’a pas souhaité communiquer dessus à ce stade, mais je peux vous dire que les startups devraient être comblées.

 

 

Une dernière innovation côté technique

Une chose surprend lorsque l’on pénètre dans les locaux de Scales Up : il n’y a aucun serveur. Leur secret ? Tout est hébergé dans le Cloud de Microsoft, Azure. Mais leur utilisation du Cloud ne s’arrête pas là : téléphone, e-mail, messagerie instantanée d’entreprise, tout passe par le nuage.

Il faut dire que nos trois fondateurs ont comme point commun de venir de la firme de Redmond. Quelles sont donc les raisons de leur choix « éclairé » ? Comme nous l’a expliqué Mathieu Dordolo, celui-ci est d’abord économique : la gestion en interne de l’infrastructure aurait été beaucoup plus couteuse. Une fois déléguée, l’équipe ne se soucie plus de rien : si un serveur « lâche» un autre prend immédiatement le relai, tout est transparent. Au-delà de la gestion de l’infrastructure, le Cloud leur permet de faire face à d’éventuels pics de charge, de ceux qui saturent d’habitude les serveurs des startups : un article qui booste l’audience, un passage télé… Le nombre de serveurs mobilisés chez leur prestataire s’adapte à la demande. Enfin, une architecture mutualisée est plus respectueuse de l’environnement, une dimension importante pour nos entrepreneurs.

Cette utilisation du Cloud, non pas pour héberger une partie du contenu mais bien l’ensemble d’un site, préfigure sans doute une tendance de fond pour l’e-commerce dans les années à venir.

Vous voulez découvrir Scales Up ? Alors inscrivez-vous sur http://www.scalesup.com/ pour être mis au courant le jour du lancement.

Article initialement publié sur lab.vente-privee.com .

  • Print Friendly and PDF

Passionné d'innovation, ex Natixis, Groupe La Poste et Lab vente-privee.com. Le Phare Digital est un blog personnel, mes opinions n'engagent bien évidemment que moi.

Suivre @fgueno sur Twitter.