Facebook F8, ce qu’il faut retenir pour les e-marchands (et sur la sagacité de Facebook)

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Ce jeudi soir avait lieu la conférence F8 de Facebook, événement « planétaire » retransmis par les équipes de Facebook France que nous remercions pour leurs délicieuses pizzas et leur bonne humeur. Après avoir écouté son fondateur Mark Zuckerberg, que faut-il retenir de cet événement pour les e-marchands ?

En photo on a l’habitude de parler de « grain ». Plus celui-ci est faible, plus l’on gagne en détails. De la même façon nous pourrions dire que Facebook gagne en finesse. Jusqu’à maintenant l’internaute n’avait que deux choix vis à vis des contenus du web : les « partager » ou les « aimer ». A cela venait s’ajouter bien évidemment la possibilité de les commenter. Comme l’a fait remarquer Mark Zuckerberg, c’est un peu court… Je peux lire un livre sans l’aimer. Et pourtant celui-ci est constitutif de mes intérêts, de ma vie. Facebook s’enrichit ainsi de verbes et de noms qui vont permettre de qualifier les actions d’un internaute. « Mark lit le livre Mémoires d’Outre-Tombe », « Mark regarde le film Le Goût des Autres ».
Pour regrouper toutes ces données Facebook a dévoilé Timeline que l’on pourrait définir comme un journal de bord de votre vie. Celui-ci remplace votre page de profil en agrégeant l’ensemble des événements vous concernant sur une flèche du temps. On devine que l’on trouvera sur la Timeline des éléments absents du synthétique newsfeed qui risquerait sinon d’arriver à saturation. Timeline permet ainsi de regrouper ces petits et grands événements constitutifs de votre vie.

Alors qu’en déduire pour les e-marchands ? Il est encore un peu tôt (nous n’avons pas encore eu la main sur un compte avec la Timeline) mais nous pouvons tout à fait imaginer ce que cela donnerait pour les achats « de tous les jours ». Prenons le cas du dernier bestseller de chez Gallimard. Je l’achète et je trouve excessif de le signaler par un « J’aime ». Soit. Facebook va quand même me permettre de rajouter cet achat, cette lecture, dans ma Timeline.

Ce petit détail qui pourrait sembler anodin change en fait beaucoup de choses. Il témoigne d’abord de l’extrême clairvoyance avec laquelle les équipes de Facebook ont analysé l’attrait de nos sociétés pour ces « petits riens » qui ponctuent notre existence. Les succès d’Amélie Poulain et de Philippe Delerm hier, aujourd’hui de Bref sur Canal +, consacrent notre quotidien et son apparente banalité comme étant le nouveau (l’ultime ?) repère. La société mondialisée communie dans l’un des seuls dénominateurs communs qu’elle s’est trouvée: sa vie de tous les jours. Facebook la magnifie et la transcende en lui redonnant du sens par le partage.
Pour le commerce de détail qui est celui du quotidien, cela signifie que des achats banals, auparavant passés sous silence, trouveront plus facilement leur place dans le réseau social. Bien vu.
Perçois dans mes propos, lecteur, une franche admiration pour la vision d’une entreprise dont certains se demandaient, il y a encore peu de temps, si elle surfait sur un simple effet de mode.

Très concrètement, pour les e-marchands, l’implémentation de ces nouvelles fonctions va prendre la forme d’une mise à jour d’Open Graph, ces « méta tags » qui permettent de transformer n’importe quel contenu du web en objet Facebook. Nous aurons l’occasion de revenir là-dessus dans un prochain article.

Et là, je serais presque tenté de conclure par un « bref ».

Article initialement publié sur lab.vente-privee.com .

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Passionné d'innovation, ex Natixis, Groupe La Poste et Lab vente-privee.com. Le Phare Digital est un blog personnel, mes opinions n'engagent bien évidemment que moi.

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